Il était une fois une princesse, nommée Allison, ayant vécu 16 années, qui vivait dans un royaume lointain. Le royaume était éloigné de toute contrée peuplée et ne comptait que peu d'habitants, tous déjà à un age avancé. La jeune Allison vivait donc seule avec sa mère la reine dans ce chateau et s'ennuyait à mourir. Ses rares occupations étaient donc la lecture et les reves, elle s'imagninait qu'elle était enlevée par son prince charmant au beau milieu d'une nuit étoilée. Elle réalisait cependant en sortant de ce reve que cela ne serait jamais, qu'aucun jeune homme ne viendrait, puisque'il n'y en avait de toute évidence aucun dans ce royaume défraichi et délaissé de toute jeunesse. Elle attendait avec impatience la venue des messagers des royaumes voisins et espérant pouvoir bavarder un peu avec ceux-ci, ces hommes bien plus jeunes - ou en tout cas bien moins agés - que ceux de son royaume. Elle aimait s'abandonner à ces discutions avec eux, découvrir par leurs récits comment était le monde au-delà des frontières. On lui parlait de villes immenses, d'une population de tous les ages, et de fêtes somptueuses comme elle n'en avait jamais vu. Ses yeux brillaient lorsque chaque fois les messagers évoquaient les hommes faisant la cour aux jeunes femmes, ces femmes de gout, parfumées et qui portaient des robes magnifiques et colorées. Elle s'imaginait etre l'une d'elle, peut-être qu'un jour cela pourrait être vrai... non cela ne pourrait jamais être, sans doute valait-il mieux continuer à vivre dans ces rêves. Lorsque le messager repartait, elle s'appretait à vivre à nouveau dans l'ennui.
Un jour, un jeune messager arriva au chateau. Lorsqu'on annonça sa venue, la princesse Allison couru au dehors pour l'accueullir et prendre des nouvelles du monde. Mais, lorsqu'elle le vit, tout fut différent. Jamais elle n'avait vu d'homme aussi jeune, il devait avoir son age. Elle se noya dans ses yeux bruns et son regard sur elle la laissa comme morte, c'était une étrange sensation qu'elle n'avait jamais connu. Elle se sentait fondre à l'intérieur et son coeur faire un bond. Il battait plus vite, comme si le temps passait plus vite, mais s'était pourtant suspendu un instant. Il battait plus vite, comme s'il ne fallait plus perdre de temps à vivre sans lui.
Elle tenta de se ressaisir et lui dit bonjour, ayant du mal à cacher son trouble. Il la salua à son tour et se mit à lui donner des nouvelles, mais elle ne l'écoutait pas. Dans sa tête, des milliers de questions la torturaient déjà. Elles ne concernaient pas le monde, cette fois elles le concernaient lui. Qui était-il ? Comment était sa vie ? Quel âge avait-il ? Quel était son nom ? Que pensait-il d'elle ? Aimait-il une fille ? Par politesse et aussi par timidité elle n'osa pas poser ces questions. Elle écouta d'une oreille peut attentive ce qu'il racontait sur la cour.
Lorsqu'il eu finit, elle lui demanda tout de même son nom. Le jeune messager rougit et s'excusa, gêné, de cet oublie. "Je me nomme Mathieu" dit-il. Elle se présenta à son tour et tous deux se remirent à bavarder, cette fois elle l'écoutait. Elle ne vit pas le temps passer. Le soleil se couchait déjà et le messager du repartir. Elle lui dit au revoir le coeur serré et regarda le jeune homme s'éloigner au loin sur son cheval.
Des mois passèrent sans qu'elle le revoit. Elle revit d'autres hommes qu'elle connaissait et parlait aussi bien avec eux, mais ce n'était pas pareil qu'avec lui. Avec lui, les minutes passaient comme des secondes et les heures comme des minutes. Elle pensait sans cesse à lui en se répétant son nom chaque nuit. "Mathieu". Le nom résonnait comme un écho dans sa tête. Elle l'aimait, c'était certain, mais lui, qu'y avait-il dans sa tête ? Le coeur lourd, elle attendait donc son retour. Mais jamais il ne vint. Au bout de six mois, enfin, il fit sa réaparition. Elle alla à sa rencontre, ils se saluèrent avec la joie de leurs retrouvailles. Ils allèrent bavarder sur les murs de la cité, avec comme vue cette immense plaine devant eux. Elle n'osa d'abord pas le regarder. Ils parlaient sans se regarder, le regard vague sur l'immensité de la plaine. Puis, lorsqu'elle se sentit plus à l'aise, elle tourna la tête vers lui et l'observait parler. Son regard s'arreta sur sa bouche. Lorsqu'il se rendit compte qu'elle ne parlait plus, il tourna à son tour la tête vers elle. Il surprit son regard, alors dans un élan d'amour, et d'oubli de lui-même, il s'approcha d'elle et l'embrassa. Elle se laissa faire et le lui rendit. Sentant alors l'envie d'aller encore plus loin, elle lui chuchota à l'oreille: "Baise-moi mon gogole".
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